LA COMMUNICATION
La
« communication » est un mot
polysémique, c’est-à-dire un mot qui
peut véhiculer plusieurs significations. Les
théoriciens de l’organisation
ont souvent mentionné que la
communication est omniprésente dans une organisation
où elle est liée à toutes
les fonctions.
La
communication est le processus d'échange
d'informations.
Ce terme provient du latin
« communicare »
qui signifie « mettre en commun et
être en relation avec»
comme le mentionne (Willet). La communication peut donc être
considérée comme
un processus pour la mise en commun d'informations
et de connaissances.
En réalité, sur le fond, la
communication cherche bien à répondre
à l'un des objectifs
suivants :
Un processus de communication peut
être décrit comme
étant le processus de transmission d'un message d'un émetteur à un ou plusieurs récepteurs à travers un média
subissant des interférences sous condition de message de rétroaction ou feedback.
La communication a pour objectif de
faire passer un message.
l'émetteur et le récepteur doivent disposer d'un code commun. La communication se
caractérise alors surtout
par l'utilisation d'un code établissant les correspondances
entre un signe et son sens qui doit être commun aux
interlocuteurs. L'absence de
code commun entre émetteur et récepteur est l'une des sources
d'échecs de la communication,
LES
ENJEUX DE LA COMMUNICATION
Alex
Mucchielli distingue 5 types d'enjeux qui agissent fortement sur les
processus
de communication :
Les enjeux informatifs
La
communication est un acte d’information : dans toute
communication, il y a
nécessairement transmission d’information. Mais
elle est plus qu’un simple
échange d’informations.
La
communication est un acte de positionnement personnel :
si on s’en tient au modèle
où un sujet émet et l’autre
reçoit, on peut
à un moment donné être
émetteur et
à un autre récepteur ; on donne ainsi
une
idée d’égalité des deux
intervenants sans tenir compte des relations de pouvoir :
chaque
acteur,
dans une situation de communication, interprète un
rôle
qu’il cherche à faire
reconnaître. Communiquer, c’est donc en partie, se
positionner par rapport à
autrui, en proposant des éléments de son
identité.
La
communication est un acte de mobilisation
d’autrui : Dans
l’acte de communication, il y a une tentative
«d’influence» de
l’autre. L’influence est une ressource humaine,
liée à la nature de certaines
personnes qui ont un pouvoir de conviction tel qu’elles le
font passer à
travers leurs communications. Communiquer, c’est
s’efforcer de mobiliser autrui
par divers processus d’influence.
La
communication est un acte de concrétisation de la
relation humaine :
la communication, c’est le mécanisme par lequel
les
relations humaines existent et se développent. Elle inclut
les attitudes, les
gestes, les mimiques, le ton de la voix, les mots et tous les moyens,
depuis
les écrits, le téléphone,
jusqu’au réseau Internet. Dans ce dernier cas,
l’internaute se comporte comme un voyageur, il navigue sur le
Web où il rencontre
une multitude de partenaires ; il recherche à
travers tous ces contacts
une ou plusieurs influences qui lui plaisent. Communiquer,
c’est, en partie,
établir et spécifier la relation avec notre
semblable.
La communication est un acte d’élaboration de normes relationnelles : on ne peut pas communiquer sans être dans un système de règles. Mais s’il y a référence à des règles de l’échange (les rituels de salutation ou de séparation) il y a aussi construction et élaboration en commun de règles ; c’est ce que l’on constate dans les situations limites que sont les groupes de thérapie. Communiquer c’est, en partie, contribuer à la mise au point de règles de l’échange collectif.
LES
PRINCIPAUX TYPES DE COMMUNICATION
Pour
communiquer, il est
indispensable de :
· Être
sensible à l’interlocuteur, ce qui signifie
être à l’écoute
(repérer les signes
verbaux et non verbaux), s’écouter
(auto-contrôle), s’adapter (changer pour
s’adapter aux besoins et attentes de
l’interlocuteur).
· S’affirmer,
ce qui signifie que nous devons savoir ce que nous voulons dire, et
surtout, ne
pas dépasser certaines limites (on peut exprimer calmement
ses sentiments).
· Articuler,
c’est-à-dire maîtriser sa voix
(débit, ton, diction, éviter les mots parasites).
· Ecouter,
pour que la communication soit efficace, il est indispensable de
pratiquer une
écoute active ; il faut prendre le temps
d'écouter, ce qui suppose une
concentration axée sur les paroles de l'interlocuteur, et
surtout ne pas se
laisser distraire par quoi que ce soit. De plus, il ne faut pas couper
la
parole de l'interlocuteur et marquer son intérêt
par un visage compréhensif au
lieu de briser le rythme par des interventions inutiles et l'incommoder
par des
manifestations non verbales. Toute relation de communication
interpersonnelle
implique l’interaction presque constante entre les
partenaires.
· Il
ne faut pas confondre «entendre» et
«écouter» : souvent, nous
entendons
des paroles sans analyser le message communiqué. Afin
d’écouter, il est nécessaire
de s’éloigner de nos préoccupations et
également des idées
préconçues. Si nous
sommes tentés de juger, il faut attendre la fin du message
avant de l’exposer.
· Écouter
n’est pas un exercice facile, on peut même dire
qu’il est fatigant, car il faut
se concentrer, c’est-à-dire mobiliser de
l’énergie pour assimiler le message de
notre interlocuteur. Si notre pensée
s’égare, il faut la «remettre sur le bon
chemin».
Lors de l’écoute du message, il faut :
1.
Identifier la structure du message.
2. Repérer
les points clés.
3. Distinguer les
faits et les opinions.
4. Être
attentif au contenu émotionnel.
5. Prendre note
mentalement des points à
clarifier
6.
Associer les mots utilisés à des choses
familières.
7. Résumer
intérieurement le message.
Warda Boucharbat 2007